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Nos logements ne sont pas encore adaptés au télétravail

Nos logements ne sont pas encore adaptés au télétravail

Selon un récent sondage, deux tiers des Français souhaiteraient déménager pour mieux supporter le confinement, notamment pour travailler dans de meilleures conditions.

Il faut croire que le second confinement a été trop rapproché du premier pour permettre aux Français de mettre en pratique leurs bonnes résolutions. Si l’exode urbain n’a pas encore eu lieu (la grande majorité des achats et des déménagements se font toujours au sein des grandes villes), l’adaptation des logements au télétravail est encore minoritaire.

Selon un sondage mené auprès de 11.000 personnes par Settlesweet, site d’accompagnement à la recherche de logement et d’aide à l’installation des salariés en mobilité géographique, seulement un tiers des Français a adapté son logement pour mieux y travailler, à l’issue du premier confinement. Il est vrai que 23% des sondés estimaient avoir déjà tout ce qu’il fallait, tandis que 44% ont renoncé à une adaptation, faute de moyens.

Il n’en reste pas moins que pour 62 % des Français, l’adaptation de leur logement au confinement est imparfaite et malgré l’expérience de la première phase de confinement, une petite majorité (51%) ne se sentait toujours pas prête à affronter ce deuxième épisode à domicile. Parmi ceux qui ont pris les devants pour mieux aménager leur logement, 57% des sondés ont choisi de créer une pièce supplémentaire pour le télétravail (27% ont investi dans du matériel informatique et 11% ont opté pour un meilleur accès à Internet).

Des entreprises peu impliquées

Cette pièce en plus est vraiment ce qui manque aux télétravailleurs: ils sont 39% à la réclamer contre 21 % qui aimeraient également pouvoir bénéficier d’une vue plus agréable et dégagée ou encore un espace extérieur souhaité à 15 %. La présence d’un parc ou d’un espace vert serait appréciée par 14 % des sondés. Puisque les entreprises qui les poussent à télétravailler n’ont globalement pas aidé leurs salariés dans ce sens (62% déclarent n’avoir eu aucune aide, 24% une aide partielle et 14% une aide complète), ils doivent donc se débrouiller par leurs propres moyens. C’est sans doute ce qui explique qu’ils restent très majoritaires (68%) à envisager de déménager pour espérer télétravailler dans de meilleures conditions sans dépenser plus.