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Les règles des crédits immobiliers s’assouplissent !

Les règles des crédits immobiliers s’assouplissent !

Dans le but de faciliter l’accès au crédit des ménages les plus modestes, notamment les primo-accédants, Bercy a décidé de relâcher la pression sur les banques.

La nouvelle date de fin décembre mais vous êtes peut-être passé à côté : le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a annoncé une modification des règles du crédit immobilier, notamment pour aider les primo-accédants : plus de souplesse dans le délai de remboursement maximum et un taux d’endettement relevé à 35%.
Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), qui associe entre autres le ministère de l’Économie et la Banque de France, a en effet décidé d’assouplir les règles limitant l’octroi de crédits immobiliers, qui avaient été durcies il y a un an, pour limiter le surendettement des ménages.
La durée maximum d’endettement va passer de 25 à 27 ans : si la durée maximum de l’amortissement restera de 25 ans, un différé d’amortissement, qui pourra aller jusqu’à deux ans, sera admis. Le différé d’amortissement permet de retarder le remboursement du capital, et de ne payer que les intérêts dans un premier temps. Ce cas de figure se présente souvent lors d’un achat sur plan ou si d’importants travaux sont nécessaires.

Plus de souplesse

Le taux maximum d’endettement sera porté à 35% contre 33% précédemment, ce qui correspondait au tiers des revenus de l’emprunteur. En outre, le volume de dérogation à ces règles passera de 15% à 20% de l’ensemble des crédits octroyés, a détaillé le ministre lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes.
Cette évolution vise à assurer plus de souplesse "en particulier pour les primo-accédants, pour garantir le dynamisme du marché immobilier", a défendu le ministre.
Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau avait auparavant ouvert la porte à un assouplissement, dans un entretien à Alternatives économiques.
"Je suis prêt à proposer un ajustement limité, raisonnable, de certains critères, mais à la condition qu’on garde clairement et fermement le cap : celui d’arrêter une dérive continue des conditions d’octroi, qui exposerait les ménages au risque de surendettement", avait-il déclaré.
Il semblerait que ses souhaits aient été entendu et que l'Etat ait accédé aux demandes de la Fédération bancaire française.