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Faire la fête dans un logement Airbnb : quels risques ?

Faire la fête dans un logement Airbnb : quels risques ?

Il n’est désormais plus possible d’organiser des fêtes, même simples, dans des logements loués sur la plateforme touristique.

Avec la fermeture des bars et des boîtes de nuit, les fêtes ne se déroulent plus dans des clubs mais souvent dans l’intimité des appartements. Un « phénomène », selon les termes de la préfecture de police, qui a explosé ces dernières semaines. Conséquence : les plaintes des voisins se multiplient. Pour y remédier, le gouvernement a l’intention de sévir. « On considère que l’amende n’est pas suffisamment élevée (135 euros) et nous allons sans doute la renforcer », a déclaré ce jeudi Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement sur Franceinfo.

Avec le couvre-feu annoncé mercredi par le président de la République, il sera de plus en plus compliqué d’organiser des fêtes chez soi. À moins que les hôtes aient la place pour accueillir leurs invités qui ne pourront pas rentrer chez eux après 21 heures. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Sauf si, comme le recommande Emmanuel Macron, moins de 6 personnes participent à la soirée. Pour appliquer cette nouvelle règle, la police de nuit va continuer de traquer les fauteurs de troubles et interviendra chez les particuliers.

Car, la plupart du temps, ces fêtes sont organisées dans des appartements loués à la journée sur Airbnb. Fin août, la plateforme avait annoncé l’interdiction pure et simple de ces fêtes, même celles qui sont autorisées par les propriétaires, dans les logements loués sur son site. Les bailleurs ne peuvent donc plus préciser dans leur annonce qu’ils les autorisent. À l’époque, il s’agissait de mettre fin aux débordements, parfois violents - certains ont même causé des morts aux États-Unis -, que ces fêtes peuvent engendrer. Mais, désormais avec cette mesure choc, Airbnb fait d’une pierre deux coups: elle limite également la circulation du virus.